Je sais, j'ai moi même joué les fantômes depuis un bon mois.
bon signe ? pas tellement. La vie m'a mis mon compte pendant cette période.
Des tentatives d'histoires qi ont vite avorté, une mutation professionnelle qui m'a été refusée, et des problèmes de santé. La loi des séries
Nouvelle psy également.
L'espérance d'une vie nouvelle dans une grande ville, en étant entouré d'amis (je crois que je renonce à chercher plus, apparemment, ce n'est pas fait pour moi), mais cette espérance m'est encore ôtée à cause de cette mutation refusée.
Je m'installerai donc dans une ville plus petite, et j'essaye de rebondir sur d'autres projets.
Que faire d'autre ?
mardi 15 juin 2010
lundi 10 mai 2010
opération Gosthbuster
Bon, alors cet article, c'est un peu un coup de gueule.
Depuis ma douloureuse rechute d'il y a un bon mois maintenant, je ne pensais plus à Ralph, autrement que par bouffée de haine. je le chassais petit à petit de ma vie et de mon esprit.
sauf que c'était sans compter certaines personnes qui prennent un malin plaisir à vous rappeler à son bon souvenir, comme ça a été le cas aujourd'hui.
Commençons par un Flashback.
Il y a 8 mois, je m'inscris sur différents sites de rencontres et je vois que l'autre saloperie y a déjà élu ses quartiers d'été. enfin, le terme n'est pas exact puisqu'il les hantent depuis 4 ans dans le meilleur des cas. Et il est sur tous les sites gay, c'est bien simple, c'est le guide du routard homo à lui tout seul.
Mais du haut de ma faconde naïveté, je me dis qu'il ne cherchait que des amis à qui parler. je voyais bien que chaque semaine, son MSN se gorgeait de nouveaux contacts, mais quand j'aime, j'ai la faiblesse incroyable de faire confiance.
sauf qu'en allant sur sa fiche, je vois l'autre saloperie, à poil, le sexe victorieux ou les cuisses écartées. Evidemment les photos datent de l'époque où on était ensemble.
mais avant le tsunami Julien, je continue à lui faire aveuglément connement confiance. vous me croirez ou vous me croirez pas, ms j'ai même envisagé l'idée que c'était son frère qui avait pris ces photos dénudées, et autant ne pas le cacher, ringardes. ben oui, quoi, j'ai pas de frère ! je connais pas les coutumes de cette tribu. peut être que c'est un rite de passage, un truc comme ça. du style "tu me la montres, clic clac c'est dans la boîte, maintenant on peut aller bouffer le roti de porc chez moman".
une fois le tsunami julien passé, et les yeux dessillés, je demandai à l'autre raclure qui avait pris ces photos. Telle l'anguille ou l'oracle de Delphes, l'ordure, toujours prompt à dégainer son courage, me répondit vaguement qu'il s'agissait d'un prof qui habitait "dans mon coin" et qui "bossait près de chez lui", sans oublier de me jurer ses grands dieux qu'il n'avait pas couché avec lui. Bien sûr ! il est venu, s'est dessapé, a bandé sur commande, a écarté les cuisses, puis est reparti bien sagement ! c'est évident ! et mon cul, c'est du poulet label rouge catégorie A ?
bref, j'oubliais peu à peu toutes les trahisons de cette immonde raclure, une de plus, une de moins ...
Jusqu'à aujourd'hui.
Quand le prof adepte de la photo artistique est venu m'aborder sur le site de rencontres .... en sachant exactement qui j'étais ..... en sachant exactement ce que j'avais vécu .... et dans le but de mieux me faire comprendre le point de vue de Ralph !!!!
J'ai ainsi pu avoir confirmation de ce que je pensais. Non seulement, la raclure avait bien consommé avec le prof, mais il s'en aussi mis plein la lampe avec d'autres mecs, et ce, très régulièrement pendant que nous étions ensemble.
comment j'ai réagi ? ben forcément pendant une heure, j'ai été plus qu'effondré. Non seulement parce que je me suis senti sali à nouveau (je n'avais rien vu du tout à l'époque) mais parce qu'en plus, j'ai maintenant confirmation qu'il ne m'a finalement pas aimé.
et puis une séance salvatrice à la muscu, un peu de prise de recul m'ont finalement calmé. et je me rends compte que j'ai évolué: il m'aurait fallu plus d'une semaine pour m'en remettre. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus y penser. J'ai suffisamment pleuré pour cette ordure, je veux continuer cette nouvelle vie qui semble s'offrir à moi, continuer ce nouveau chapitre ...
et laisser les fantômes du passé loin derrière moi.
cette phase de haine (que je ne nie pas) laissera bientôt la place à une saine indifférence, j'en suis persuadé !
A condition que certainesconnasses personnes bien intentionnées me foutent la paix, pour me laisser me reconstruire !!!! Je ne demande rien, alors lâchez-moi le bignou avec Ralph !
Aussi, comme je sais que certains lecteurs font partie de ce site de rencontres, j'aimerai passer un message:
Si vous avez couché avec Ralph et sa fabuleuse prothèse capillaire, mais peut être ne s'en est-il pas vanté ...) (et vu son curriculum vitae, je dois toucher 70% du site), et que vous avez des informations de la plus haute importance à me communiquer, alors soyez gentils: GARDEZ LES POUR VOUS, JE NE SUIS PAS PRENEUR !!!!!
il vit sa vie, j'essaie de vivre la mienne. En toute honnêteté, ça m'est déjà suffisamment pénible de savoir que ce mec a le droit d'utiliser le même oxygène que nous.
Oh, et pour finir sur une note, je sais pas, disons burlesque: le fameux prof m'a proposé son MSN afin de pouvoir parler plus librement de Ralph ...
J'ai explosé la machine à abdos, ça vaut étonne ?????
Depuis ma douloureuse rechute d'il y a un bon mois maintenant, je ne pensais plus à Ralph, autrement que par bouffée de haine. je le chassais petit à petit de ma vie et de mon esprit.
sauf que c'était sans compter certaines personnes qui prennent un malin plaisir à vous rappeler à son bon souvenir, comme ça a été le cas aujourd'hui.
Commençons par un Flashback.
Il y a 8 mois, je m'inscris sur différents sites de rencontres et je vois que l'autre saloperie y a déjà élu ses quartiers d'été. enfin, le terme n'est pas exact puisqu'il les hantent depuis 4 ans dans le meilleur des cas. Et il est sur tous les sites gay, c'est bien simple, c'est le guide du routard homo à lui tout seul.
Mais du haut de ma faconde naïveté, je me dis qu'il ne cherchait que des amis à qui parler. je voyais bien que chaque semaine, son MSN se gorgeait de nouveaux contacts, mais quand j'aime, j'ai la faiblesse incroyable de faire confiance.
sauf qu'en allant sur sa fiche, je vois l'autre saloperie, à poil, le sexe victorieux ou les cuisses écartées. Evidemment les photos datent de l'époque où on était ensemble.
mais avant le tsunami Julien, je continue à lui faire
une fois le tsunami julien passé, et les yeux dessillés, je demandai à l'autre raclure qui avait pris ces photos. Telle l'anguille ou l'oracle de Delphes, l'ordure, toujours prompt à dégainer son courage, me répondit vaguement qu'il s'agissait d'un prof qui habitait "dans mon coin" et qui "bossait près de chez lui", sans oublier de me jurer ses grands dieux qu'il n'avait pas couché avec lui. Bien sûr ! il est venu, s'est dessapé, a bandé sur commande, a écarté les cuisses, puis est reparti bien sagement ! c'est évident ! et mon cul, c'est du poulet label rouge catégorie A ?
bref, j'oubliais peu à peu toutes les trahisons de cette immonde raclure, une de plus, une de moins ...
Jusqu'à aujourd'hui.
Quand le prof adepte de la photo artistique est venu m'aborder sur le site de rencontres .... en sachant exactement qui j'étais ..... en sachant exactement ce que j'avais vécu .... et dans le but de mieux me faire comprendre le point de vue de Ralph !!!!
J'ai ainsi pu avoir confirmation de ce que je pensais. Non seulement, la raclure avait bien consommé avec le prof, mais il s'en aussi mis plein la lampe avec d'autres mecs, et ce, très régulièrement pendant que nous étions ensemble.
comment j'ai réagi ? ben forcément pendant une heure, j'ai été plus qu'effondré. Non seulement parce que je me suis senti sali à nouveau (je n'avais rien vu du tout à l'époque) mais parce qu'en plus, j'ai maintenant confirmation qu'il ne m'a finalement pas aimé.
et puis une séance salvatrice à la muscu, un peu de prise de recul m'ont finalement calmé. et je me rends compte que j'ai évolué: il m'aurait fallu plus d'une semaine pour m'en remettre. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus y penser. J'ai suffisamment pleuré pour cette ordure, je veux continuer cette nouvelle vie qui semble s'offrir à moi, continuer ce nouveau chapitre ...
et laisser les fantômes du passé loin derrière moi.
cette phase de haine (que je ne nie pas) laissera bientôt la place à une saine indifférence, j'en suis persuadé !
A condition que certaines
Aussi, comme je sais que certains lecteurs font partie de ce site de rencontres, j'aimerai passer un message:
Si vous avez couché avec Ralph et sa fabuleuse prothèse capillaire, mais peut être ne s'en est-il pas vanté ...) (et vu son curriculum vitae, je dois toucher 70% du site), et que vous avez des informations de la plus haute importance à me communiquer, alors soyez gentils: GARDEZ LES POUR VOUS, JE NE SUIS PAS PRENEUR !!!!!
il vit sa vie, j'essaie de vivre la mienne. En toute honnêteté, ça m'est déjà suffisamment pénible de savoir que ce mec a le droit d'utiliser le même oxygène que nous.
Oh, et pour finir sur une note, je sais pas, disons burlesque: le fameux prof m'a proposé son MSN afin de pouvoir parler plus librement de Ralph ...
J'ai explosé la machine à abdos, ça vaut étonne ?????
lundi 3 mai 2010
instant pépite.
une chose est sûre: nous avons des problèmes de communication avec la Pépite. Ou plutôt, la Pépite a des problèmes de communication avec nous, profs et élèves....
Je ne vous en ai pas parlé depuis un moment, parce que je ne savais pas trop par quel bout le prendre.
les choses se sont franchement envenimées, et certains évènements ne me font pas vraiment sourire.
les 4 classes dont la Pépite a la charge ont décidé de se rebeller. et de lui en faire baver. Certes, la Pépite a fait de grosses erreurs pédagogiques mais leur attitude est proprement inqualifiable.
une des classes a ainsi une sorte de code secret. Quand la Pépite fait quelque chose qui ne leur convient pas, la classe se regarde, échange un signe, et chacun de se mettre à taper du pied en même temps ... et là, inutile de vous dire que vous avez beau être Super Prof, vous pouvez absolument rien faire si vous avez une classe entière à dos...
et les événements s'enchaînent ...
un vendredi, quelques élèves ont fait un pari: qui oserait poser un préservatif sur son bureau ?
quand j'ai appris cet épisode, je lui ai conseillé de faire un rapport d'incident, afin de laisser une trace écrite. Ce qu'elle n'a pas fait.
et puis, le souci avec la pépite, c'est qu'elle ne connait pas le nom de ses élèves (ça fait quand même trois mois qu'elle est là ...). Donc, quand tu veux choper le nom de l'heureux actionnaire de chez Durex qui écoule ses stocks au bahut, c'est une enquête très progressive:
" c'est un fille ou un garçon ? il est brun ou blond ? il a des lunettes ? il a des tâches de rousseur ? il a mué ? Son père bosse chez durex ou chez Manix ?". Bref, comme l'impression de jouer à Qui est-ce .
dernier événement en date qui ne m'amuse plus du tout : 2 merdeux se sont amusés à lui lancer des cailloux à travers la vitre ouverte de sa classe. "pour rigoler" bien sûr !!!
quand j'ai revu la pépite deux jours plus tard, je lui ai demandé comment elle allait, si elle tenait le coup...
réponse: "Oui, mais Michel me gêne, il n'arrête pas de faire tomber sa trousse. faudrait prendre une sanction !"
Euh, ben, on va dire qu'elle arrive à relativiser facilement ....
Je ne vous en ai pas parlé depuis un moment, parce que je ne savais pas trop par quel bout le prendre.
les choses se sont franchement envenimées, et certains évènements ne me font pas vraiment sourire.
les 4 classes dont la Pépite a la charge ont décidé de se rebeller. et de lui en faire baver. Certes, la Pépite a fait de grosses erreurs pédagogiques mais leur attitude est proprement inqualifiable.
une des classes a ainsi une sorte de code secret. Quand la Pépite fait quelque chose qui ne leur convient pas, la classe se regarde, échange un signe, et chacun de se mettre à taper du pied en même temps ... et là, inutile de vous dire que vous avez beau être Super Prof, vous pouvez absolument rien faire si vous avez une classe entière à dos...
et les événements s'enchaînent ...
un vendredi, quelques élèves ont fait un pari: qui oserait poser un préservatif sur son bureau ?
quand j'ai appris cet épisode, je lui ai conseillé de faire un rapport d'incident, afin de laisser une trace écrite. Ce qu'elle n'a pas fait.
et puis, le souci avec la pépite, c'est qu'elle ne connait pas le nom de ses élèves (ça fait quand même trois mois qu'elle est là ...). Donc, quand tu veux choper le nom de l'heureux actionnaire de chez Durex qui écoule ses stocks au bahut, c'est une enquête très progressive:
" c'est un fille ou un garçon ? il est brun ou blond ? il a des lunettes ? il a des tâches de rousseur ? il a mué ? Son père bosse chez durex ou chez Manix ?". Bref, comme l'impression de jouer à Qui est-ce .
dernier événement en date qui ne m'amuse plus du tout : 2 merdeux se sont amusés à lui lancer des cailloux à travers la vitre ouverte de sa classe. "pour rigoler" bien sûr !!!
quand j'ai revu la pépite deux jours plus tard, je lui ai demandé comment elle allait, si elle tenait le coup...
réponse: "Oui, mais Michel me gêne, il n'arrête pas de faire tomber sa trousse. faudrait prendre une sanction !"
Euh, ben, on va dire qu'elle arrive à relativiser facilement ....
un grand mawashigeri dans ta gueule !
week end familial. Chez ma tante, ça regorgeait de minots. Toujours un peu une appréhension face à ce type de réunion. Ce n'est pas la population infantile que je redoute (c'est quand même pas des êtres à qui il manque des dents qui vont faire la loi, naméo) mais plutôt les parents ou l'entourage.
Qui, dans ce type de réunions, parvient toujours à renvoyer dans la tronche, directement ou indirectement, le fait que je n'ai pas d'enfant.
soit c'est un regard de commisération, ou alors c'est une remarque "oui, mais toi, tu ne peux pas comprendre" ou alors y aussi les butés bouleversants de connerie "ahh, mais un jour peut être, ça viendra".
ou encore ma cousine, très en forme ce week end, à une copine qui passait :
" ah tiens, j'ai eu des nouvelles de Maryse ! ben écoute, 33 ans, toujours pas de môme, pas de mec, bref, une vie de merde ! Une pauv' fille, quoi!"
et des comme ça, j'y ai le droit à chaque fois qu'un minot est dans une salle.
Alors du coup, je réagis souvent par de l'indifférence clairement marquée, en prenant un bouquin pendant que les autres s'extasient sur la dernière-couche-huggie-qu'est-formidable-parce qu'elle-absorbe-sans-irriter, et parfois par de l'agressivité.
on cache sa souffrance la plus intime comme on peut, parfois en essayant de se prouver des choses (pourquoi j'ai passé l'agreg, d'après vous ....).
Bref, un week end famille. Le dimanche, le petit de 4 ans avait une sorte de compétition de judo, et nous avons tous fait corps pour venir le soutenir.
Mais le combat se déroula aussi dans la salle ...
Une rangée derrière moi, une femme, cheveux gras et filasses, improbable jogging fluo tout droit pioché dans une capsule temporelle des années 80, parfum nicotiné, est venue elle aussi soutenir sa progéniture. et puisqu'on l'a dérangée en plein milieu de Walker Texas Ranger (capsule temporelle vous dis-je), elle compte bien y mettre tout son entrain !
"Vaaaaaaaaaaaaas-y Sabrina (oui, comme la chanteuse -spéciale dédicace à CSQ-) ! bouuuuuuffe-le ce rouquin !!! Vaaaaaaaaaaaaas-y, tu vas pas te laisser emmerder par un petit merdeux !!!! tu vas le baaaaatttre, ce batard ! allllllllllllllez ! C'est bien çaaaaaaaaaaaa ! faaaaais-lui bouffer le tapis à ce petzouille, bordel !"
tout ça prononcé avec la force vocale d'une Lara Fabian en cure de Strepsill ....
Ironie du sort, le père du merdeux-rouquin-batard-petzouille se trouvait en mesure de l'entendre, (comme toute la salle et les 4 pathelins à la ronde) mais surtout à 2 mètres de la délicate supportrice.
réponse du berger à la bergère (ou la poissonnière, le doute est permis) :
"Excusez-moi madame, mais vous pouvez soutenir votre fille sans insulter mon fils ?
- Ouais, mais attendez, votre fils, il est plus fort que ma fille. C'est pas normal qu'il se retrouve avec ma choupinette.
- Je veux pas savoir, c'est pas une raison pour insulter mon fils !
-c'est bon, j'insulte pas, je soutiens ma choupinette (choupinette, qui dans le même temps, se prenait une raclée par le merdeux-rouquin-batard-petzouille).
-vous pouvez le faire sans être vulgaire, madame !
-bordel, mais c'est quoi son problème à lui ? putain, mais où il a vu jouer que j'étais vulgaire ? ça me troue le cul, moi ces gens-là."
et c'est là qu'intervient le mari:
"Lulu, calme toi ! le monsieur a pas tort ! ça peut être vexant, ce que tu dis (regard noir de la femme) ... parfois
-Alors ça ! ça m'étonne même pas que tu prennes son parti !
-je prends pas son parti, Lulu, voyons.
-Petite bite, va !
-Excusez ma femme, monsieur. elle est un peu à cran en ce moment. vous comprenez, on a Magnum, notre caniche nain qui est malade en ce moment. et puis le clic clac de chez But nous a lâché ce matin même. en plus y a le crédit de la maison. et Choupinette qu'a des problèmes scolaires ! Si, Lulu, faut te rendre à l'évidence, elle a des problèmes scolaires ! ah ben, ça fait 4 mois qu'elle a commencé Oui Oui et l'affreux rouquin, euh pardon monsieur, je disais pas ça pour votre fils, et elle a pas dépassé la 6° page..."
et là, je me dis que finalement, ça a du bon de pas être parent ....
on se console comme on peut.
Qui, dans ce type de réunions, parvient toujours à renvoyer dans la tronche, directement ou indirectement, le fait que je n'ai pas d'enfant.
soit c'est un regard de commisération, ou alors c'est une remarque "oui, mais toi, tu ne peux pas comprendre" ou alors y aussi les butés bouleversants de connerie "ahh, mais un jour peut être, ça viendra".
ou encore ma cousine, très en forme ce week end, à une copine qui passait :
" ah tiens, j'ai eu des nouvelles de Maryse ! ben écoute, 33 ans, toujours pas de môme, pas de mec, bref, une vie de merde ! Une pauv' fille, quoi!"
et des comme ça, j'y ai le droit à chaque fois qu'un minot est dans une salle.
Alors du coup, je réagis souvent par de l'indifférence clairement marquée, en prenant un bouquin pendant que les autres s'extasient sur la dernière-couche-huggie-qu'est-formidable-parce qu'elle-absorbe-sans-irriter, et parfois par de l'agressivité.
on cache sa souffrance la plus intime comme on peut, parfois en essayant de se prouver des choses (pourquoi j'ai passé l'agreg, d'après vous ....).
Bref, un week end famille. Le dimanche, le petit de 4 ans avait une sorte de compétition de judo, et nous avons tous fait corps pour venir le soutenir.
Mais le combat se déroula aussi dans la salle ...
Une rangée derrière moi, une femme, cheveux gras et filasses, improbable jogging fluo tout droit pioché dans une capsule temporelle des années 80, parfum nicotiné, est venue elle aussi soutenir sa progéniture. et puisqu'on l'a dérangée en plein milieu de Walker Texas Ranger (capsule temporelle vous dis-je), elle compte bien y mettre tout son entrain !
"Vaaaaaaaaaaaaas-y Sabrina (oui, comme la chanteuse -spéciale dédicace à CSQ-) ! bouuuuuuffe-le ce rouquin !!! Vaaaaaaaaaaaaas-y, tu vas pas te laisser emmerder par un petit merdeux !!!! tu vas le baaaaatttre, ce batard ! allllllllllllllez ! C'est bien çaaaaaaaaaaaa ! faaaaais-lui bouffer le tapis à ce petzouille, bordel !"
tout ça prononcé avec la force vocale d'une Lara Fabian en cure de Strepsill ....
Ironie du sort, le père du merdeux-rouquin-batard-petzouille se trouvait en mesure de l'entendre, (comme toute la salle et les 4 pathelins à la ronde) mais surtout à 2 mètres de la délicate supportrice.
réponse du berger à la bergère (ou la poissonnière, le doute est permis) :
"Excusez-moi madame, mais vous pouvez soutenir votre fille sans insulter mon fils ?
- Ouais, mais attendez, votre fils, il est plus fort que ma fille. C'est pas normal qu'il se retrouve avec ma choupinette.
- Je veux pas savoir, c'est pas une raison pour insulter mon fils !
-c'est bon, j'insulte pas, je soutiens ma choupinette (choupinette, qui dans le même temps, se prenait une raclée par le merdeux-rouquin-batard-petzouille).
-vous pouvez le faire sans être vulgaire, madame !
-bordel, mais c'est quoi son problème à lui ? putain, mais où il a vu jouer que j'étais vulgaire ? ça me troue le cul, moi ces gens-là."
et c'est là qu'intervient le mari:
"Lulu, calme toi ! le monsieur a pas tort ! ça peut être vexant, ce que tu dis (regard noir de la femme) ... parfois
-Alors ça ! ça m'étonne même pas que tu prennes son parti !
-je prends pas son parti, Lulu, voyons.
-Petite bite, va !
-Excusez ma femme, monsieur. elle est un peu à cran en ce moment. vous comprenez, on a Magnum, notre caniche nain qui est malade en ce moment. et puis le clic clac de chez But nous a lâché ce matin même. en plus y a le crédit de la maison. et Choupinette qu'a des problèmes scolaires ! Si, Lulu, faut te rendre à l'évidence, elle a des problèmes scolaires ! ah ben, ça fait 4 mois qu'elle a commencé Oui Oui et l'affreux rouquin, euh pardon monsieur, je disais pas ça pour votre fils, et elle a pas dépassé la 6° page..."
et là, je me dis que finalement, ça a du bon de pas être parent ....
on se console comme on peut.
vendredi 30 avril 2010
Kick Ass
petit retour dans le passé. Dimanche dernier, comme tous les dimanche d'ailleurs, gros coup de moins bien. celui que je crois avoir toujours connu le dimanche soir( Quand z'était petit, ze détestais entendre le zénérique de 7 sur 7, parce que ça voulait dire que l'heure du coucher approchait et que le lendemain, c'était école. les années ont passé, le générique de 7 sur 7 a laissé la place à celui de E=M6, puis Capital ou le fameux générique qui annonçait les films ciné sur TF1, bref, les génériques se sont succédés, l'angoisse et le coup de moins bien se sont installés et ne sont jamais partis).
et dimanche dernier grosse angoisse et gros coup de moins bien, parce que veille de rentrée scolaire.
Or qu'a-t-on inventé de mieux que le cinéma pour vous débarrasser de vos tracas ?
direction le ciné donc pour voir un film qui n'allait pas me briser les deux neurones qui me restent, qui allait me divertir, bref, le film idéal pour un dimanche pré-rentrée : Kick Ass.
Un ado se demande ce que cela pourrait donner si des gens se prenaient vraiment pour des super héros dans la vraie vie. il décide de franchir le pas en commandant une improbable combinaison verdâtre et en arpentant les rues de New York. Parallèlement à cette histoire, un papa ex flic dresse sa fille (y a pas d'autres mots) à devenir la parfaite petite héroïne. Manquait le "vilain", le méchant. Le voilà sous les traits d'un dangereux maffieux. Tout ce petit monde va évidemment se croiser, pour le meilleur et surtout pour le pire.
A mi chemin entre la parodie et le vrai fim de super héros, Kick Ass détonne dans le cinéma américain. Pas forcément conçu comme un blockbuster (type Iron Man ou autre) son casting ne présente qu'une tête d'affiche, Nicolas Cage. Quant au scénario, il évite à de nombreuses reprises le politiquement correct, et certaines choses sont parfois d'une grande violence (physique ou psychologique).
La scène d'ouverture annonce d'ailleurs clairement la couleur: on y entend notre fameux adolescent se poser la question déjà évoquée, alors qu'à l'image un jeune homme costumé en super héros saute du haut d'un immeuble. Contre champ sur la foule ébahie, admirative, étonnée mais finalement peu inquiète. champ sur l'homme en pleine chute avec une musique héroîque. et chacun dans la salle de s'attendre à un retournement de situation ... qui n'arrive pas. l'homme se tue dans un bruit assourdissant. violence réaliste et ordinaire. et notre ado, amusé, de commenter: "ça, c'était pas moi ! c'est un portoricain qui voulait essayer de voler comme Superman". Le pacte de lecture est directement signé: Kick Ass sera un film cruellement drôle, violent et déroutant.
Cruellement drôle comme cette scène où la petite fille s'amuse à faire croire qu'elle veut pour son anniversaire des Polly Pocket à son père, tout déçu, avant de le soulager en lui disant qu'elle rêve d'avoir une arme. Ou cette autre encore où le père propose une dérangeante séance de tir à la petite. Burlesque quand Kick Ass se met à danser alors qu'il est en "mission".
Violent tout au long du film mais surtout dans deux scènes très fortes du film.
Et déroutant sans cesse quand il pose la question de la lâcheté et de l'héroïsme dans notre société en perte de valeurs. Ou quand il joue, au beau milieu d'une scène choquante, des codes du récit ("vous pensez que je ne peux pas mourir parceque je vous raconte l'histoire a posteriori? ne faites pas les malins ! revoyez American Beauty ...").
Bref, Kick Ass est une assez bonne surprise dans l'ensemble de la production américaine actuelle, le clou du spectacle revenant à la jeune actrice jouant Hitgirl, à la fois solide et fragile, toujours attachante. elle en vient à piquer la vedette au personnage principal.
Une suite est déjà en cours d'écriture. Espérons que les auteurs ne seront pas dévorés par ce qu'ils dénoncent ici en filigrane : le récupération mercantile des super héros avec produits dérivés et autres ... suites !
et dimanche dernier grosse angoisse et gros coup de moins bien, parce que veille de rentrée scolaire.
Or qu'a-t-on inventé de mieux que le cinéma pour vous débarrasser de vos tracas ?
direction le ciné donc pour voir un film qui n'allait pas me briser les deux neurones qui me restent, qui allait me divertir, bref, le film idéal pour un dimanche pré-rentrée : Kick Ass.
Un ado se demande ce que cela pourrait donner si des gens se prenaient vraiment pour des super héros dans la vraie vie. il décide de franchir le pas en commandant une improbable combinaison verdâtre et en arpentant les rues de New York. Parallèlement à cette histoire, un papa ex flic dresse sa fille (y a pas d'autres mots) à devenir la parfaite petite héroïne. Manquait le "vilain", le méchant. Le voilà sous les traits d'un dangereux maffieux. Tout ce petit monde va évidemment se croiser, pour le meilleur et surtout pour le pire.
A mi chemin entre la parodie et le vrai fim de super héros, Kick Ass détonne dans le cinéma américain. Pas forcément conçu comme un blockbuster (type Iron Man ou autre) son casting ne présente qu'une tête d'affiche, Nicolas Cage. Quant au scénario, il évite à de nombreuses reprises le politiquement correct, et certaines choses sont parfois d'une grande violence (physique ou psychologique).
La scène d'ouverture annonce d'ailleurs clairement la couleur: on y entend notre fameux adolescent se poser la question déjà évoquée, alors qu'à l'image un jeune homme costumé en super héros saute du haut d'un immeuble. Contre champ sur la foule ébahie, admirative, étonnée mais finalement peu inquiète. champ sur l'homme en pleine chute avec une musique héroîque. et chacun dans la salle de s'attendre à un retournement de situation ... qui n'arrive pas. l'homme se tue dans un bruit assourdissant. violence réaliste et ordinaire. et notre ado, amusé, de commenter: "ça, c'était pas moi ! c'est un portoricain qui voulait essayer de voler comme Superman". Le pacte de lecture est directement signé: Kick Ass sera un film cruellement drôle, violent et déroutant.
Cruellement drôle comme cette scène où la petite fille s'amuse à faire croire qu'elle veut pour son anniversaire des Polly Pocket à son père, tout déçu, avant de le soulager en lui disant qu'elle rêve d'avoir une arme. Ou cette autre encore où le père propose une dérangeante séance de tir à la petite. Burlesque quand Kick Ass se met à danser alors qu'il est en "mission".
Violent tout au long du film mais surtout dans deux scènes très fortes du film.
Et déroutant sans cesse quand il pose la question de la lâcheté et de l'héroïsme dans notre société en perte de valeurs. Ou quand il joue, au beau milieu d'une scène choquante, des codes du récit ("vous pensez que je ne peux pas mourir parceque je vous raconte l'histoire a posteriori? ne faites pas les malins ! revoyez American Beauty ...").
Bref, Kick Ass est une assez bonne surprise dans l'ensemble de la production américaine actuelle, le clou du spectacle revenant à la jeune actrice jouant Hitgirl, à la fois solide et fragile, toujours attachante. elle en vient à piquer la vedette au personnage principal.
Une suite est déjà en cours d'écriture. Espérons que les auteurs ne seront pas dévorés par ce qu'ils dénoncent ici en filigrane : le récupération mercantile des super héros avec produits dérivés et autres ... suites !
4/5
et en bonus track, une petite madeleine de Proust "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre". Suis-je vraiment le seul à l'associer au blues du dimanche soir ???
une autre critique chez notre hautement recommandable Tambour Major.
une autre critique chez notre hautement recommandable Tambour Major.
jeudi 29 avril 2010
inspecteur clouzot 2
bon, alors je dois commencer cet article par une double excuse:
* primo concernant l'inspectrice peu aimable au téléphone qui s'est avérée être un véritable bisounours
* secundo concernant mes lecteurs parce que l'inspection s'étant remarquablement bien passée, je peux difficilement vous tenir en haleine.
Donc, voici tout de même les faits.
Jeudi matin, je ne cesse de me réveiller puisque je n'ai dormi qu'en pointillés. toute la nuit, des rêves à la con (oui quand on rêve qu'un crocodile sort d'un pommeau de douche, je crois que le terme rêve à la con n'est pas trop exagéré ...). et donc, à 8 h 30, je me décide à me lever. je remarque que c'est la première fois que j'ai autant de courbatures après une séance de muscu, sans doute le 2° effet du stress. (ou ma lutte nocturne acharnée contre ledit reptile).
Je me remets devant mon portable et pour la quarantième fois, je regarde le cours que j'ai préparé.
non seulement je le connais par coeur puisque c'est la quarantième version (ben ouais, dans la 39°, y avait une virgule qui était pas à sa place !) mais en plus, je l'ai testé toute la nuit dans mes rêves (dont une fois avec un crocodile dans une douche ...).
Je regarde une dernière fois les documents que je vais lui présenter pour lui en balancer plein sa gueule d'inspectrice pour lui montrer en toute humilité le travail effectué dans l'année. et que je t'imprime le projet histoire des arts, le projet pédagogique, le projet Blair Witch, l'évaluation finale, le séancier, le séquencier, le balancier. Bref, une liasse, mes enfants. on aurait cru le dossier judiciaire de Pasqua.
vers 12h 45, je suis déjà au bahut. je me fais inspecter dans 3/4 d'heures, mais on sait jamais, pour peu que la voiture démarre pas ( ben quoi, y a eu une baisse des températures, c'est Evelyne Dhéliat qui l'a dit), que je choppe un tracteur, qu'une vache traverse sous mes roues, qu'une tornade passe par mon chemin, qu'un avion s'écrase devant la voiture, qu'un incendie se déclare dans une boite de nuit (ben quoi, si ça arrive dans Desperate Housewives pourquoi ça arriverait pas chez moi ?)
12 h 55: toutes les photocopies sont faites et pour gagner du temps, je les découpe, comme ça, les loulous n'auront plus qu'à les coller.
12 h57 : je règle bien les stores pour pas que les loulous soient gênés et me demandent de les baisser ou les remonter. c'est électronique chez nous et j'ai du mal à parler et me concentrer sur ces putain de stores.
12 h 58 : alors, si je me mets là, j'ai le soleil dans la gueule ou pas ?
12 h 59: et là ?
13 h00: putain de stores !!!!
13 h 02: oh purgeasse de purgeasse, mais faut que j'aille chercher des dictionnaires. Un prof de lettres agrégé stagiaire sans dictionnaire dans sa salle, mais c'est comme un sapin ou un père Noël sans ses boules, ça n'existe pas (Oui, j'aurais pu choisir de vous citer Desnos et sa fourmi de 18 mètres, mais j'ai opté pour les Inconnus. Agrégé certes, mais pas élitiste !)
13 h 03 : les dicos sont bien en vue. Attends, elle est pas droite, cette affiche sur Rome, c'est quoi ce bordel ?
13 h 04: et si je faisais crâmer un peu d'encens vanille-coco, ce serait plus convivial, non ?
13 h05 : putain, y a pas de vase pour mettre mes fleurs ! 12 roses rouges en plus !
13 h 06: je retourne dans la salle des profs. erreur fatale:
"ah mais c'est aujourd'hui ton inspection ?
et ça va ?
et t 'as pas trop peur ?
t'es blanc quand même !
je connais quelqu'un qui est mort d'un arrêt cardiaque pendant une inspection. t as pas mal au bras gauche au moins ?
il parait que certains inspecteurs interviennent pendant ton cours, en te disant "ah non, je ne peux vous laisser dire ça"
il parait que certains inspecteurs font exprès de tousser ou se lever pour décontenancer les élèves et le prof.
il parait que certains inspecteurs viennent avec un crochet de boucher ou un crocodile dressé pour tuer
il parait que certains inspecteurs mutent les soirs de pleine lune et que seule une balle d'argent peut les tuer ..."
13 h 17: putain, c'est vrai cette histoire de croco ?
13 h 18 : putain, la v'là qui entre ! vite, une balle d'argent !
13h 19 : tentative de contact avec l'ennemi. qui s'avère finalement hautement sympathique. un exemple : "vous allez bien ? allez, dites-vous que vous irez mieux dans une heure !". J'amène la discussion sur les nouveaux admis, et comme elle pense que je les connais, elle me déroule la liste:
"alors il y a Antoine, Marie, Dominique ...
-ah oui, cette bonne vieille Dominique
- ce bon vieux Dominique !
- ...."
et c'est sur cette gaffe que retentit la sonnerie. Le grand show peut commencer.
Je descends chercher les élèves et je les vois en rang, deux par deux, la raie sur le coté, les couettes en avant, le doigt sur la couture du pantalon. Sont-ils pas croquignolets de jouer le jeu comme ça ! Comme toujours, quand ils rentrent, ils me disent tous bonjour. L'inspectrice est étonnée d'entendre ces 24 bonjours !
Je commence mon appel, et là un élève en retard se glisse subrepticement dans la salle. je ne l'aperçois que du coin de l'oeil. Je me dis: "putain, il est rentré ds ma classe comme dans un moulin, je vais me faire descendre". Sauf qu'elle a rien vu. ça valait le coup de brûler un cierge !
deux secondes plus tard, on tape à la porte. c'est une élève en retard. Alors toi ma belle, tu vas prendre pour l'autre qui est passé entre les mailles du filet, c'est moi qui te le dis. Je me transforme en maton de prison. J'ouvre (avec certaines précautions, on sait jamais, y a peut être un croco dressé pour me sauter à la gueule derrière la porte)
"la raison du retard, jeune fille ?
-euh, ben j'ai cherché partout le cahier de texte de la classe parce que vous aviez dit que vous en aviez vraiment besoin pour aujourd'hui...
-tu veux dire le cahier de texte de classe que j'avais pris avec moi depuis 12 h 47 parce que je te faisais pas confiance pour couvrir mes arrières ? rentre ma douce colombe et installe toi, belle enfant".
Bref, le cours se passe, et vient le moment de l'entretien.
"j'ai beaucoup de compliments à vous faire
- bien , j'adore ça ! allez-y (nan, mais sérieusement, vous croyez vraiment que j'ai répondu ça ???)
-mais le texte que vous avez choisi pose problème, vous ne trouvez pas ?
-euh ...
-à moi, il me pose problème.
- ah bon, ben je peux le déchirer ou mettre un contrat sur sa tête, si vous le souhaitez !"
et nous voilà partis dans une longue discussion littéraire dont je vous ferai grâce.
Et le crocodile dans tout ça ? ben, je me suis rendu compte qu'elle portait une écharpe ... Lacoste ! ça s'invente pas !
Allez, elle est facile, mais je terminerai là dessus:
Dorothée -Le crocodile
envoyé par val6210. - Regardez la dernière sélection musicale.
* primo concernant l'inspectrice peu aimable au téléphone qui s'est avérée être un véritable bisounours
* secundo concernant mes lecteurs parce que l'inspection s'étant remarquablement bien passée, je peux difficilement vous tenir en haleine.
Donc, voici tout de même les faits.
Jeudi matin, je ne cesse de me réveiller puisque je n'ai dormi qu'en pointillés. toute la nuit, des rêves à la con (oui quand on rêve qu'un crocodile sort d'un pommeau de douche, je crois que le terme rêve à la con n'est pas trop exagéré ...). et donc, à 8 h 30, je me décide à me lever. je remarque que c'est la première fois que j'ai autant de courbatures après une séance de muscu, sans doute le 2° effet du stress. (ou ma lutte nocturne acharnée contre ledit reptile).
Je me remets devant mon portable et pour la quarantième fois, je regarde le cours que j'ai préparé.
non seulement je le connais par coeur puisque c'est la quarantième version (ben ouais, dans la 39°, y avait une virgule qui était pas à sa place !) mais en plus, je l'ai testé toute la nuit dans mes rêves (dont une fois avec un crocodile dans une douche ...).
Je regarde une dernière fois les documents que je vais lui présenter pour
vers 12h 45, je suis déjà au bahut. je me fais inspecter dans 3/4 d'heures, mais on sait jamais, pour peu que la voiture démarre pas ( ben quoi, y a eu une baisse des températures, c'est Evelyne Dhéliat qui l'a dit), que je choppe un tracteur, qu'une vache traverse sous mes roues, qu'une tornade passe par mon chemin, qu'un avion s'écrase devant la voiture, qu'un incendie se déclare dans une boite de nuit (ben quoi, si ça arrive dans Desperate Housewives pourquoi ça arriverait pas chez moi ?)
12 h 55: toutes les photocopies sont faites et pour gagner du temps, je les découpe, comme ça, les loulous n'auront plus qu'à les coller.
12 h57 : je règle bien les stores pour pas que les loulous soient gênés et me demandent de les baisser ou les remonter. c'est électronique chez nous et j'ai du mal à parler et me concentrer sur ces
12 h 58 : alors, si je me mets là, j'ai le soleil dans la gueule ou pas ?
12 h 59: et là ?
13 h00: putain de stores !!!!
13 h 02: oh purgeasse de purgeasse, mais faut que j'aille chercher des dictionnaires. Un prof de lettres agrégé stagiaire sans dictionnaire dans sa salle, mais c'est comme un sapin ou un père Noël sans ses boules, ça n'existe pas (Oui, j'aurais pu choisir de vous citer Desnos et sa fourmi de 18 mètres, mais j'ai opté pour les Inconnus. Agrégé certes, mais pas élitiste !)
13 h 03 : les dicos sont bien en vue. Attends, elle est pas droite, cette affiche sur Rome, c'est quoi ce bordel ?
13 h 04: et si je faisais crâmer un peu d'encens vanille-coco, ce serait plus convivial, non ?
13 h05 : putain, y a pas de vase pour mettre mes fleurs ! 12 roses rouges en plus !
13 h 06: je retourne dans la salle des profs. erreur fatale:
"ah mais c'est aujourd'hui ton inspection ?
et ça va ?
et t 'as pas trop peur ?
t'es blanc quand même !
je connais quelqu'un qui est mort d'un arrêt cardiaque pendant une inspection. t as pas mal au bras gauche au moins ?
il parait que certains inspecteurs interviennent pendant ton cours, en te disant "ah non, je ne peux vous laisser dire ça"
il parait que certains inspecteurs font exprès de tousser ou se lever pour décontenancer les élèves et le prof.
il parait que certains inspecteurs viennent avec un crochet de boucher ou un crocodile dressé pour tuer
il parait que certains inspecteurs mutent les soirs de pleine lune et que seule une balle d'argent peut les tuer ..."
13 h 17: putain, c'est vrai cette histoire de croco ?
13 h 18 : putain, la v'là qui entre ! vite, une balle d'argent !
13h 19 : tentative de contact avec l'ennemi. qui s'avère finalement hautement sympathique. un exemple : "vous allez bien ? allez, dites-vous que vous irez mieux dans une heure !". J'amène la discussion sur les nouveaux admis, et comme elle pense que je les connais, elle me déroule la liste:
"alors il y a Antoine, Marie, Dominique ...
-ah oui, cette bonne vieille Dominique
- ce bon vieux Dominique !
- ...."
et c'est sur cette gaffe que retentit la sonnerie. Le grand show peut commencer.
Je descends chercher les élèves et je les vois en rang, deux par deux, la raie sur le coté, les couettes en avant, le doigt sur la couture du pantalon. Sont-ils pas croquignolets de jouer le jeu comme ça ! Comme toujours, quand ils rentrent, ils me disent tous bonjour. L'inspectrice est étonnée d'entendre ces 24 bonjours !
Je commence mon appel, et là un élève en retard se glisse subrepticement dans la salle. je ne l'aperçois que du coin de l'oeil. Je me dis: "putain, il est rentré ds ma classe comme dans un moulin, je vais me faire descendre". Sauf qu'elle a rien vu. ça valait le coup de brûler un cierge !
deux secondes plus tard, on tape à la porte. c'est une élève en retard. Alors toi ma belle, tu vas prendre pour l'autre qui est passé entre les mailles du filet, c'est moi qui te le dis. Je me transforme en maton de prison. J'ouvre (avec certaines précautions, on sait jamais, y a peut être un croco dressé pour me sauter à la gueule derrière la porte)
"la raison du retard, jeune fille ?
-euh, ben j'ai cherché partout le cahier de texte de la classe parce que vous aviez dit que vous en aviez vraiment besoin pour aujourd'hui...
-tu veux dire le cahier de texte de classe que j'avais pris avec moi depuis 12 h 47
Bref, le cours se passe, et vient le moment de l'entretien.
"j'ai beaucoup de compliments à vous faire
- bien , j'adore ça ! allez-y (nan, mais sérieusement, vous croyez vraiment que j'ai répondu ça ???)
-mais le texte que vous avez choisi pose problème, vous ne trouvez pas ?
-euh ...
-à moi, il me pose problème.
- ah bon, ben je peux le déchirer ou mettre un contrat sur sa tête, si vous le souhaitez !"
et nous voilà partis dans une longue discussion littéraire dont je vous ferai grâce.
Et le crocodile dans tout ça ? ben, je me suis rendu compte qu'elle portait une écharpe ... Lacoste ! ça s'invente pas !
Allez, elle est facile, mais je terminerai là dessus:
mardi 27 avril 2010
inspecteur clouzot (1)
Reprise des cours lundi. Une motivation à toute épreuve ! pour dire, j'avais pas compté les onze semaines qui me séparent des prochaines vacances. et je n'ai pas vu passer les 53 premières minutes de cours. bref, un lundi de rentrée classique.
Sauf que j'ai eu le droit au cadeau bonux, à 10 heures. Une sorte d'annonciation faite à Marie. Un inspecteur vient me rendre une petite visite jeudi. ce jeudi. une inspectrice, même.
donc j'aurai des choses à raconter ...
un petit teaser ?
l'an passé, après avoir réussi l'agreg, j'ai reçu un mail des inspecteurs me demandant si je pouvais venir à une première réunion d'information pour les agrégatifs de l'an prochain, afin de leur faire partager mon expérience. (euh, perso, je ne pensais jamais la décrocher du premier coup, alors regarder dans le rétroviseur, dur dur).
et puis, à la date indiquée, j'ai cours donc je pourrai pas me rendre à cette grande fiesta, où sur les banderoles on lit : "pas de vie pendant un an, c'est ça l'agreg !".
Donc je me fends d'une liste de conseils aux futurs agrégatifs ( " prenez des actions chez bolino parce que vous aurez plus le temps de cuisiner, faites un gros calin à votre oreiller et prenez une photo de lui car vous n'êtes pas prêt de le revoir etc ....") que je renvoie le jour de la réunion. et j'appelle également les inspecteurs pour les prévenir.
" Oui bonjour madame, voilà, je me présente, je suis will, euh, en fait je viens de réussir le concours de l'agrégation, euh, enfin, je veux dire, je suis nouvellement agrégé en fait et heu ...
- Vous avez réussi il y a deux semaines, c'est bien cela ?
-euh oui, voilà, c'est ça !
- et bien, vous n'êtes absolument pas agrégé monsieur !!! Vous n'êtes qu'un stagiaire. Attendez qu'on vienne vous inspecter pour proclamer que vous êtes agrégé !"
Et bien, c'est cette charmante personne qui vient jeudi !
J'ai hy-per-con-fian-ce-you-hou ! (mode couet on ... )
Inscription à :
Articles (Atom)