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jeudi 15 juillet 2010

modern family

C'est étrange mais le fils unique que je suis est bien souvent attiré par les séries sur les familles nombreuses : Six Feet Under, Brothers and Sisters ou encore les sagas familiales d'antan où pullulaient les rejetons illégitimes...
On m'a parlé de Modern Fmily, et si j'étais curieux, j'avoue que j'ay allais avec certaines craintes, la série étant diffusée sur ABC, qui est rappelons-le, la chaîne bien conservatrice anti avortement. J'en reparlerai une prochaine fois.
Mais Modern family est un véritable vent de fraîcheur sur les séries familiales.
le procédé narratif, à défaut d'être complètement original, est novateur puisque la série est en fait un faux reportage suivant 3 familles différentes :
- la première est une famille recomposée avec Jay (Ed o Neil, de Mariés deux enfants) remarié à Gloria, une jeune latina de 30 ans sa cadette, elle même mère de Manny.
-la seconde est une famille plus classique, avec Claire, fille de Jay, femme autoritaire et responsable, mariée à Phil, papa cool et à coté de la plaque, heureux parents de 3 enfants assez particuliers
_ enfin, Mitchell (fils de Jay) et Cameron, 2 homosexuels venant d'adopter Lily, une petite vietnamienne.

Dès le pilote, les caractères sont dessinés et tranchés, et il devient dès lors très difficile de trouver son préféré, tant tous les personnages de cette famille sont attachants.
Chaque épisode répond à une problématique (qu'est-ce qu'être un bon parent ? comment surmonter ses plus grandes peurs ?...) sans tomber dans le prêchi prêcha trop souvent répandu dans les séries ABC.
Inutile de dire que les acteurs sont tous, sans la moindre exception, extraordinaires, même si j'avoue une faiblesse pour Julie Bowen, Ed O Neil Sophia Vergera et Ty Burrel.
les dialogues sont hilarants, les situations comiques inventives et exploitées intelligemment, et chaque personnage, s'il est parfois enfermé dans un aspect caricatural, finit par en sortir pour atteindre une plus grande profondeur psychologique.

une série idéale pour le convalescent que je suis en ce moment.
petite bande annonce pour eux qui parlent anglais :




mercredi 21 avril 2010

le coeur a ses raisons


je parlais précédemment d'un soap ô combien populaire dans les années 90 et de sa version 2009.
et bien je vous propose de parler ici de son pendant parodique, Le Coeur a ses raisons, qui, foi de Will, vous garantira au moins 2 rires par minute (ou vous êtes remboursés)
le pitch ? y a un pitch ? non, car l'esprit de la série est avant tout de chercher l'absurde.
Disons que Brett & Criquette forment un couple uni, sur lequel va souffler la force du destin (un tremblement de terre, une grève de pichets, l'enlèvement de leur enfant entre autre...). A coté d'eux fourmillent de nombreux personnages, tous plus caricaturaux et déjantés les uns que les autres. on trouve donc Brett et Brenda, le jumeau et la jumelle de Brad, Ashley, la soeur jumelle de Criquette, Crystale, la mère de cette portée (mon personnage préféré, trop rare) etc....
Le Coeur a ses raisons est une parodie des Feux de l'amour et autres soaps dans le même genre. Autrement dit, il reprend tous les types de ce genre de feuilletons (le scénario invraisemblable, l'improbable gros plan sur la plante verte pendant que les personnages s'envoient en l'air, le jeu outré des comédiens, les fameux gros plans lors de révélations abracadabrantes) tout en les accentuant et les détournant. Un exemple: l'usage des apartés où les personnages diaboliques dévoilent leur plan:



Mais là où le Coeur a ses raisons devient addictif, c'est qu'il ne se contente pas simplement de parodier les soap, il propose une autre forme d'humour se démarquant de la parodie pure, qui aurait pu être lassant car redondant.
Ainsi, les répliques sont-elles plus savoureuses et je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques unes:

Crickette : Tel un cas d'hepès génital, l'harmonie ne nous quittera plus

" sautez! je vais vous attraper telle une gastroentérite"

Telle la présence d'un hétérosexuel dans une école de coiffure, l'annonce de ma grossesse est surprenante!!

Telles les cuisses d'une vieille religieuse amère, cette porte est impénétrable!!

Comme le menton d'une obèse qui rit, elle est introuvable!

Mais le comique de langage se double aussi d'un comique de caractère, avec entre autre, le personnage de Brenda, gourdasse diabolique sûre de sa beauté :




enfin, Le Coeur a ses raisons, part parfois dans des délires hilarants, comme cette célébrissime scène :



Le spectateur a parfois l'impression de se trouver plongé en pleine pièce du théâtre de l'absurde, souvent d'ailleurs avec le personnage de Crystale :



il y a du Ionesco et du Beckett là dedans, croyez-moi !!!

Allez une dernière scène, qui vous permettra de regarder comme je l'ai fait les 3 saisons de cette série canadienne réussie de bout en bout (pour une fois qu'ils nous envoient pas une hurleuse ... )



attention série addictive, et qui risque de faire apparaitre quelques nouvelles rides d'expression après visionnage.
Note: 6/5 (ben wé, autant pousser l'absurde jusqu'au bout)



melrose place 2009


Le Melrose Place 2009 s'inscrit dans la longue série des remakes qui déboulent en ce moment. La première en date est 90210, remake inutile et à mon sens raté d'une série qui nageait déjà en pleine médiocrité sur la fin: Beverly Hills.
Melrose Place est différent. Entendons nous bien : ça n'a jamais été un chef d'oeuvre, mais c'était une série vraiment divertissante où les neurones étaient priées d'être rangées au vestiaire avant visionnage. Sinon, comment expliquer qu'une folle qui a fait péter un immeuble puisse 3 épisodes plus loin devenir une conseillère psychologique à la radio, puis psychiatre, puis directrice d'un centre psychiatrique ?
Les deux ingrédients principaux étaient la folie des scénaristes qui osaient tout et les personnages hyper caricaturaux (y a pas 36 000 clans dans MP : les bons à qui l'on fait les pires vacheries, et les salauds qui prennent un plaisir monstre à faire ces pires vacheries ). Perso, j'adore ce genre de séries. C'est très premier degré, c'est très con mais c'est très bon.
c'est donc avec une certaine curiosité que j'ai découvert cette nouvelle mouture de MP, à la fois suite (certains personnages viennent un faire un coucou peu amical) et remake.
Mais avec appréhension aussi. la nouvelle série est commandée et diffusée par CW qui vise clairement les ados ( le fadasse Smallville-somebody-saved-me, le nouveau gossip-tempête-dans-un-verre-d'eau-girl, le il-se-passe-rien-90210), bref pas le genre de séries qui me rend addict.
et surtout, un certain non sens: MP doit être une série qui ose tout (ça a été l'une des premières à proposer comme régulier un personnage ouvertement homosexuel, par exemple), CW est une chaîne sage, bien sage, limite tisane camomille. Tout est fait pas trop heurter l'ado prépubère tout en lui donnant le sentiment qu'il va voir des choses illicites. An example: piochez dans Gossip Girl. une allusion à une partie à trois. Bien sûr, vous ne verrez que quelques bisous zumides, ms c'est suffisant pour l'ado en mal de biactol.
Bref, j'étais pas séduit d'avance.
et finalement, dès les premières minutes, ben ça le fait assez. (oui, la série est ciblée djeunz alors je parle djeunz). Comme d'hab, je risque de révéler des moments clef de l'énigme.

l'intrigue commence donc avec la mort de Sydney Andrews. Oui, alors là vous allez me le dire, mais elle avait pas déjà clamsé dans l'original. Si ! mais je vous rappelle qu'on est dans MP, la seule série où un personnage est capable de transpirer de la perruque. (impossible de vous retrouver la video, vous devrez donc me croire sur parole)
Donc Sydney est retrouvée morte, poignardée, baignant dans son sang et accessoirement dans la piscine. Qui a tué la rouquine ? voilà l'intrigue du premier arc de la saison. Une intrigue qui me botte, et qui n'est pas sans rappeler celle de Veronica Mars, série ciblée ado mais pourtant d'excellente qualité. Oui, mais il ne s'agit pas simplement de placer un meurtre en début de saison pour lancer une série; il vous faut aussi de vrais personnages troubles. Et c'est là que le bât blesse : des nouveaux personnages (directement issus d'agences de mannequin, là dessus aucun doute) ne se dégagent qu'Ella, une jeune publiciste bisexuelle (ça c'est pour titiller l'ado biactolien) et Laurenn, une jeune interne. et le choix de ces métiers n'est pas innocent puisqu'il permettra le retour des anciens (Michael Mancini dès le premier épisode, Amanda vers le 9°).

Un retour qui dans l'ensemble est assez surprenant. Toutes les guests de l'original sont devenues de vraies ordures, et c'est d'ailleurs à eux qu'il incombe de jouer les trouble-fête. Pour certains (Michael Sydney Amanda) pas de quoi tomber de la commode, on s'y attend un peu, pour d'autres (Jo ou Jane) c'est beaucoup plus surprenant, surtout concernant la dernière qui se révèle presque plus machiavélique qu'Amanda alors qu'elle était l'éternelle victime dans l'original. Mais après tout pourquoi pas ?
le problème, c'est que ces guests n'ont signé que pour une poignée d'épisodes. résultats des courses, seuls quelques épisodes reflètent vraiment l'esprit de Melrose. Pour le reste, il faut se contenter d'intrigues vaguement sulfureuses (une étudiante obligée de se prostituer pour payer ses études / un couple mièvre qui n'est pas toujours sur la même longueur d'ondes/ un mec cleptomane ..) ou de l'intrigue policière qui malheureusement s'enlise assez vite.
Melrose Place 2009 n'est, à mes yeux, pas le ratage complet qu'est 90210, mais a un potentiel qui n'a pas été exploité. Il manque quelques vrais personnages tordus (comme Kimberley Shaw, qui avait vraiment relancé la série, agonisante à l'époque). Le personnage de Violet aurait ainsi pu endosser ce rôle, à condition d'avoir fait le choix de prendre une véritable actrice pour l'interpréter ...
D'une façon générale, on sent la frilosité des scénaristes tout au long de la série, sauf pour la dernière minute du dernier épisode, mais avouez qu'il est un peu tard, et que les dés sont joués. A l'heure où j'écris, je ne sais pas si la série sera renouvelée mais les audiences n'ont, comme les avions de ce week end, pas décollé...
2/5

dimanche 14 mars 2010

dexter saison 4


Je sais que TF1 commence à peine à diffuser la première saison de cette série si dérangeante, et pourtant si prenante qu'est Dexter.
Pour ma part, je viens de finir la saison 4, et je recommande donc aux néophytes qui découvriraient les aventures de notre tueur en série préféré de ne pas lire les lignes qui suivent. Je fais d'ailleurs la même recommandation pour ceux qui n'ont pas vu la saison 4 en intégralité. (mon but n'est pas de tout révéler, mais ce serait dommage que votre plaisir soit gâché par des spoilers). Par conséquent, je suis en droit de poser une question légitime : y-a-t-il un lecteur dans la salle ?

Commençons par la séquence inaugurale qui déjà rompt en partie avec les autres saisons. En effet, si l'on y retrouve la touche d'humour que l'on avait (rappelez vous le résumé des vacances que Dexter fait à son dentiste), on rentre directement dans l'action puisque l'on y découvre les agissement d'un nouveau tueur en série: Trinité, ainsi surnommé en raison des cycles de 3 meurtres qu'il accomplit depuis 30 ans.
Autant ne pas y aller par 4 chemins : sous des dehors finalement bonhommes, Trinité est le tueur le plus monstrueux de toutes les saisons de Dexter. et La saison 4 est pour moi la plus réussie.
aucun des personnages secondaires n'a été sacrifié, y compris Laguerta qui était trop en retrait à mon goût dans les 3 premières saisons. Si sa storyline n'est pas exaltante, elle apporte un joli contrepoids à l'intrigue principale.
Toutes les promesses faites en fin de saison précédentes sont tenues, avec plus ou moins de retard. Ainsi, le fait que Deb enquête sur son père occupe-t-il une première partie de la saison 4 puis est éclipsée pour revenir en force dans les derniers épisodes.
La question de la vie de famille et de la paternité ainsi que des responsabilités qui en découlent est au centre de cette saison. elle occupe bien sûr l'esprit de Dexter, mais également celui de personnages secondaires comme Deb ou même Trinité.
Aucun épisode ne manque de rythme et on ne ressent pas l'essoufflement du milieu propre à chaque série (comme on peut le vivre en ce moment dans Desperate Housewives).
Enfin, Dexter est une série qui n'a pas peur, qui ose et qui le montre lors des dernières minutes de son finale qui restera tristement gravé dans les mémoires...
5/5