lundi 12 juillet 2010

what's wrong with me ?


C'est la question que je ne cesse de me poser depuis pas mal de temps.
A quel sujet baronne ? Ben, au niveau sentimental, c'te bonne blague.
ça va faire 10 mois que je suis célibataire, et je n'ai rien réussi à reconstruire. Alors d'accord, on ne sort pas d'une relation de 5 ans et 1/2 aussi facilement, d'accord, il faut le temps du deuil et celui de la reconstruction et je pense avoir atteint la 3° phase.
Mais ma plus longue relation pendant tout ce temps a été une histoire d'un mois et demi. Et encore le garçon n'étant pas à coté, on ne se voyait qu'une fois par semaine. Je suis resté en excellents termes avec lui.
Pour le reste, j'ai eu beaucoup de désillusions : des mecs qui te certifient qu'ils veulent du solide et qui se contentent d'un moment de plaisir. certains sont d'ailleurs passés maîtres dans cet art.
Un autre qui avait une petite fille et une vie bien compliquée, et qui du jour au lendemain n'a plus donné signe de vie.
Je crois que je ne choisis pas les bons mecs pour moi. Mais comment faire ? comment se préserver? peut-on se lancer dans une relation en gardant la tête froide ? Les sentiments peuvent-ils naitre dans ce cas là ?
Avant d'aborder quelqu'un, j'essaie de prendre 1000 précautions. je lis attentivement son profil, je regarde le type de sa recherche (je redéfinis le plus précisément le mien, pour éviter en vain les demandes de plan cul), je regarde s'il a eu des commentaires des autres internautes.
Peine perdue, les désillusions sont toujours au rendez -vous, en témoigne le dernier en date, qui soit disant "cherchait un mari".
Mais ces précautions sont-elles utiles ? ne s'agit-il pas d'une sorte de pensée magique ? Quand vous rencontrez quelqu'un dans la rue, il ne vient pas avec une tonne de post it sur le tee shirt où vous pourriez lire "ne cherche que des plans" "ne s'assume pas" "un mec sympa" "intéressant mais égocentrique" ou que sais-je encore ... et pourtant vous prenez le risque de lui parler, de vous livrer, de vous attacher.
je crains malheureusement d'avoir été contaminé par le mode de fonctionnement des sites, ces supermarchés du sexe. On regarde la marchandise avec les photos, la date de péremption, le manuel d'emploi, les possibles vices cachés (au sens propre comme au figuré) avec les commentaires. Et puis on finit par se dire que si le produit ne convient pas, il y en a d'autres en stock.
Bref, on oublie qu'il s'agit de véritables personnes avec des sentiments en face, des attentes aussi, un vécu et des souffrances.
et je ne me pose pas en victime, puisque je finis par adopter ce type de comportement.
La solution ? mais elle est toute trouvée : cesser d'aller sur ces sites et penser à autre chose. "ça arrivera quand tu t'y attendras le moins". Ce que ce type de phrase, qui pourtant frappe au coin du bon sens , peut m'agacer. ça veut dire quoi ? t'y penses donc ça arrivera pas ? Sois pztient et cesse de faire ton caprice ? Mais, la vie est tellement plus douce quand on la regarde à deux, quand on construit quelque chose, quand on a envie de revoir l'autre pour un ciné un resto un câlin ...
je ne comprends d'ailleurs pas les mecs qui écrivent "pas de prise de tête, merci". Associer le début d'une histoire à une prise de tête est un concept qui me dépasse.
Comme le fait de collectionner les plans. Il est où le plaisir de s'abandonner à un mec qui vient uniquement pour prendre son pied et se barrer ? et j'évoque même pas le après où chacun essaie de se débarrasser de l'autre le plus vite possible. le mec t'a embrassé fougueusement 3 minutes avant, et il te sert la main en partant ! pathétique. Et je n'ose parler de la durée de l'acte qui ressemble davantage à une course à la jouissance qu'à un "vrai moment de plaisir partagé" (là , je ne fais que citer les adeptes de plans).
bref, vous l'aurez compris, très peu pour moi.
sauf que certains me disent que c'est comme ça que leur histoire a commencé ...

j'ai vraiment l'impression d'être un alien dans ce milieu. et je ne peux m'empêcher de penser que si j'avais été hétéro, je serais déjà marié avec des gamins, c'est évident.

bref, 40 000 questions dans ma tête, qui aboutissent toutes à la plus importante : what's wrong with me ?

dimanche 11 juillet 2010

les meilleurs amis du monde



Fête du cinéma oblige, je suis allé voir un premier film pour me faire mon pass.
village pourri oblige, j'ai pas eu bien le choix sur le film.

C'est donc sans grande attente que je suis allé voir Les Meilleurs mais du monde. Pas d'attente, pas de déception, mais pas de grand plaisir non plus.

Sur un pitch de départ assez alléchant (un couple d'amis, apprenant qu'un autre couple d'amis pense les pires horreurs sur eux, décide de ruiner un week end qui s'annonçait idyllique) , Julien Rambaldi accouche d'une comédie poussive où le happy end moralisateur (l'amitié triomphe de tout) nous est assené sans aucune finesse.
Quelques bonnes idées surnagent : le lama qui remplace le chien de garde et qu'on affuble de différentes tenues, la fameuse scène (voir la bande annonce) des chiottes hyper modernes avec le robot nettoyeur "qui reconnait ton anus" ....
Mais la sauce ne prend jamais, la faute à des personnages trop caricaturaux et à un rythme finalement trop lent. La scène de chasse, présentée comme le climax, confine au fiasco et l'on touche le fond lorsque la troupe des chasseurs entonne "avoir un bon copain". Ca se veut insolite et émouvant, c'est mal amené et ridicule.
la seule bonne surprise reste Marc Lavoine, à contre emploi dans un rôle de beauf pur jus, m'as-tu-vu et irritant.
Un film qui ne tient donc pas ses promesses, faute d'une véritable audace: les personnages sont enfermés dans les clichés et les tentatives pour leur donner plus de profondeur sont ratées ou avortées et les situations ne sont pas exploitées, le film sombrant dans le politiquement correct mièvre.

1/5

lundi 5 juillet 2010

rebondir

rebondir, sans cesse, et parce qu'il le faut.
Se lancer dans de nouveaux projets. Se battre pour essayer de s'offrir ce que la vie vous refuse.
Je n'ai donc pas eu ma mutation. J'ai retenu mes larmes bien stoïquement pendant les deux heures de cours qui ont suivi. et puis, j'ai lâché les digues dans la voiture. Je suis retourné en cours ensuite, comme un fantôme.
Puis, j'ai réflechi. Les collègues ont tous été ravis de me voir rester. Certains gamins aussi (syndrome de Stockholm ?). Je n'ai pas à faire la police dans les classes car j'ai réussi à asseoir une réputation de prof respecté. Si j'avais été Tzr ou muté dans un nouvel établissement, je n'aurais pas pu me lancer dans des projets. Je me suis alors dit que c'était sans doute un mal pour un bien.
Et j'ai décidé d'utiliser les atouts que j'avais dans mon jeu.


Je reste dans ce collège et il se trouve que la principale m'apprécie, puisque je me suis lancé dans pas mal de projets.
Je suis agrégé donc je ne dois que 15 heures, à la rigueur 16
Je n'ai pas d'enfant, et pas de vie de couple, donc je n'ai pas besoin de mon mercredi matin, ni du lundi, ni du vendredi.

Bref, tous ces éléments combinés me disent qu'il faut que je travaille pour obtenir un emploi du temps sur 3 jours, ce qui me permettra de déménager dans la ville que je souhaite.

Et me lancer dans de nouveaux projets, comme la préparation de la valence cinéma à travers des projets dans le bahut (faire un film d'animation avec les gamins) et hors bahut (préparer et publier des leçons sur le film au programme de l'agrégation interne cette année: Le Cercle rouge ainsi que des séquences en lien avec les films de Collège au cinéma.).

Et puis apprendre à s'aimer. Sans dépendre du regard d'un mec. Apprendre à être tendre avec soi-même, à se faire plaisir, à se connaître vraiment pour s'accepter pleinement.
et là, c'est pas gagné. Parce qu'être tendre, ça signifie aussi s'interdire de se faire du mal, ce qui est devenu une seconde nature chez moi. Eviter d'avoir des pensées négatives, de repenser et ressasser ce qui fait mal ...

(A ce propos, un lecteur particulier est venu ici: Ralph en personne. Par rapport aux pages de souffrance qui sont exposées, qu'a-t-il retenu ? que je l'appelais crevure et que je parlais de sa prothèse capillaire, en me reprochant au passage d'utiliser les mêmes armes que Chantal, la mère de son fils. Mon pauvre ami, si au bout de 5 ans et demie, tu n'as pas compris que je n'avais rien à voir avec cette femme, alors c'est que vraiment nous n'avions rien à faire ensemble ...)

un dur combat donc : j'ai sans cesse l'impression de lutter contre moi-même.

mardi 15 juin 2010

des nouvelles

Je sais, j'ai moi même joué les fantômes depuis un bon mois.
bon signe ? pas tellement. La vie m'a mis mon compte pendant cette période.
Des tentatives d'histoires qi ont vite avorté, une mutation professionnelle qui m'a été refusée, et des problèmes de santé. La loi des séries
Nouvelle psy également.
L'espérance d'une vie nouvelle dans une grande ville, en étant entouré d'amis (je crois que je renonce à chercher plus, apparemment, ce n'est pas fait pour moi), mais cette espérance m'est encore ôtée à cause de cette mutation refusée.
Je m'installerai donc dans une ville plus petite, et j'essaye de rebondir sur d'autres projets.
Que faire d'autre ?

lundi 10 mai 2010

opération Gosthbuster


Bon, alors cet article, c'est un peu un coup de gueule.
Depuis ma douloureuse rechute d'il y a un bon mois maintenant, je ne pensais plus à Ralph, autrement que par bouffée de haine. je le chassais petit à petit de ma vie et de mon esprit.
sauf que c'était sans compter certaines personnes qui prennent un malin plaisir à vous rappeler à son bon souvenir, comme ça a été le cas aujourd'hui.
Commençons par un Flashback.
Il y a 8 mois, je m'inscris sur différents sites de rencontres et je vois que l'autre saloperie y a déjà élu ses quartiers d'été. enfin, le terme n'est pas exact puisqu'il les hantent depuis 4 ans dans le meilleur des cas. Et il est sur tous les sites gay, c'est bien simple, c'est le guide du routard homo à lui tout seul.
Mais du haut de ma faconde naïveté, je me dis qu'il ne cherchait que des amis à qui parler. je voyais bien que chaque semaine, son MSN se gorgeait de nouveaux contacts, mais quand j'aime, j'ai la faiblesse incroyable de faire confiance.
sauf qu'en allant sur sa fiche, je vois l'autre saloperie, à poil, le sexe victorieux ou les cuisses écartées. Evidemment les photos datent de l'époque où on était ensemble.
mais avant le tsunami Julien, je continue à lui faire aveuglément connement confiance. vous me croirez ou vous me croirez pas, ms j'ai même envisagé l'idée que c'était son frère qui avait pris ces photos dénudées, et autant ne pas le cacher, ringardes. ben oui, quoi, j'ai pas de frère ! je connais pas les coutumes de cette tribu. peut être que c'est un rite de passage, un truc comme ça. du style "tu me la montres, clic clac c'est dans la boîte, maintenant on peut aller bouffer le roti de porc chez moman".
une fois le tsunami julien passé, et les yeux dessillés, je demandai à l'autre raclure qui avait pris ces photos. Telle l'anguille ou l'oracle de Delphes, l'ordure, toujours prompt à dégainer son courage, me répondit vaguement qu'il s'agissait d'un prof qui habitait "dans mon coin" et qui "bossait près de chez lui", sans oublier de me jurer ses grands dieux qu'il n'avait pas couché avec lui. Bien sûr ! il est venu, s'est dessapé, a bandé sur commande, a écarté les cuisses, puis est reparti bien sagement ! c'est évident ! et mon cul, c'est du poulet label rouge catégorie A ?
bref, j'oubliais peu à peu toutes les trahisons de cette immonde raclure, une de plus, une de moins ...

Jusqu'à aujourd'hui.
Quand le prof adepte de la photo artistique est venu m'aborder sur le site de rencontres .... en sachant exactement qui j'étais ..... en sachant exactement ce que j'avais vécu .... et dans le but de mieux me faire comprendre le point de vue de Ralph !!!!
J'ai ainsi pu avoir confirmation de ce que je pensais. Non seulement, la raclure avait bien consommé avec le prof, mais il s'en aussi mis plein la lampe avec d'autres mecs, et ce, très régulièrement pendant que nous étions ensemble.
comment j'ai réagi ? ben forcément pendant une heure, j'ai été plus qu'effondré. Non seulement parce que je me suis senti sali à nouveau (je n'avais rien vu du tout à l'époque) mais parce qu'en plus, j'ai maintenant confirmation qu'il ne m'a finalement pas aimé.
et puis une séance salvatrice à la muscu, un peu de prise de recul m'ont finalement calmé. et je me rends compte que j'ai évolué: il m'aurait fallu plus d'une semaine pour m'en remettre. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus y penser. J'ai suffisamment pleuré pour cette ordure, je veux continuer cette nouvelle vie qui semble s'offrir à moi, continuer ce nouveau chapitre ...
et laisser les fantômes du passé loin derrière moi.
cette phase de haine (que je ne nie pas) laissera bientôt la place à une saine indifférence, j'en suis persuadé !
A condition que certaines connasses personnes bien intentionnées me foutent la paix, pour me laisser me reconstruire !!!! Je ne demande rien, alors lâchez-moi le bignou avec Ralph !

Aussi, comme je sais que certains lecteurs font partie de ce site de rencontres, j'aimerai passer un message:

Si vous avez couché avec Ralph et sa fabuleuse prothèse capillaire, mais peut être ne s'en est-il pas vanté ...) (et vu son curriculum vitae, je dois toucher 70% du site), et que vous avez des informations de la plus haute importance à me communiquer, alors soyez gentils: GARDEZ LES POUR VOUS, JE NE SUIS PAS PRENEUR !!!!!

il vit sa vie, j'essaie de vivre la mienne. En toute honnêteté, ça m'est déjà suffisamment pénible de savoir que ce mec a le droit d'utiliser le même oxygène que nous.
Oh, et pour finir sur une note, je sais pas, disons burlesque: le fameux prof m'a proposé son MSN afin de pouvoir parler plus librement de Ralph ...
J'ai explosé la machine à abdos, ça vaut étonne ?????




lundi 3 mai 2010

instant pépite.



une chose est sûre: nous avons des problèmes de communication avec la Pépite. Ou plutôt, la Pépite a des problèmes de communication avec nous, profs et élèves....
Je ne vous en ai pas parlé depuis un moment, parce que je ne savais pas trop par quel bout le prendre.
les choses se sont franchement envenimées, et certains évènements ne me font pas vraiment sourire.
les 4 classes dont la Pépite a la charge ont décidé de se rebeller. et de lui en faire baver. Certes, la Pépite a fait de grosses erreurs pédagogiques mais leur attitude est proprement inqualifiable.
une des classes a ainsi une sorte de code secret. Quand la Pépite fait quelque chose qui ne leur convient pas, la classe se regarde, échange un signe, et chacun de se mettre à taper du pied en même temps ... et là, inutile de vous dire que vous avez beau être Super Prof, vous pouvez absolument rien faire si vous avez une classe entière à dos...
et les événements s'enchaînent ...
un vendredi, quelques élèves ont fait un pari: qui oserait poser un préservatif sur son bureau ?
quand j'ai appris cet épisode, je lui ai conseillé de faire un rapport d'incident, afin de laisser une trace écrite. Ce qu'elle n'a pas fait.
et puis, le souci avec la pépite, c'est qu'elle ne connait pas le nom de ses élèves (ça fait quand même trois mois qu'elle est là ...). Donc, quand tu veux choper le nom de l'heureux actionnaire de chez Durex qui écoule ses stocks au bahut, c'est une enquête très progressive:
" c'est un fille ou un garçon ? il est brun ou blond ? il a des lunettes ? il a des tâches de rousseur ? il a mué ? Son père bosse chez durex ou chez Manix ?". Bref, comme l'impression de jouer à Qui est-ce .
dernier événement en date qui ne m'amuse plus du tout : 2 merdeux se sont amusés à lui lancer des cailloux à travers la vitre ouverte de sa classe. "pour rigoler" bien sûr !!!
quand j'ai revu la pépite deux jours plus tard, je lui ai demandé comment elle allait, si elle tenait le coup...
réponse: "Oui, mais Michel me gêne, il n'arrête pas de faire tomber sa trousse. faudrait prendre une sanction !"
Euh, ben, on va dire qu'elle arrive à relativiser facilement ....

un grand mawashigeri dans ta gueule !


week end familial. Chez ma tante, ça regorgeait de minots. Toujours un peu une appréhension face à ce type de réunion. Ce n'est pas la population infantile que je redoute (c'est quand même pas des êtres à qui il manque des dents qui vont faire la loi, naméo) mais plutôt les parents ou l'entourage.
Qui, dans ce type de réunions, parvient toujours à renvoyer dans la tronche, directement ou indirectement, le fait que je n'ai pas d'enfant.
soit c'est un regard de commisération, ou alors c'est une remarque "oui, mais toi, tu ne peux pas comprendre" ou alors y aussi les butés bouleversants de connerie "ahh, mais un jour peut être, ça viendra".
ou encore ma cousine, très en forme ce week end, à une copine qui passait :
" ah tiens, j'ai eu des nouvelles de Maryse ! ben écoute, 33 ans, toujours pas de môme, pas de mec, bref, une vie de merde ! Une pauv' fille, quoi!"
et des comme ça, j'y ai le droit à chaque fois qu'un minot est dans une salle.
Alors du coup, je réagis souvent par de l'indifférence clairement marquée, en prenant un bouquin pendant que les autres s'extasient sur la dernière-couche-huggie-qu'est-formidable-parce qu'elle-absorbe-sans-irriter, et parfois par de l'agressivité.
on cache sa souffrance la plus intime comme on peut, parfois en essayant de se prouver des choses (pourquoi j'ai passé l'agreg, d'après vous ....).

Bref, un week end famille. Le dimanche, le petit de 4 ans avait une sorte de compétition de judo, et nous avons tous fait corps pour venir le soutenir.
Mais le combat se déroula aussi dans la salle ...
Une rangée derrière moi, une femme, cheveux gras et filasses, improbable jogging fluo tout droit pioché dans une capsule temporelle des années 80, parfum nicotiné, est venue elle aussi soutenir sa progéniture. et puisqu'on l'a dérangée en plein milieu de Walker Texas Ranger (capsule temporelle vous dis-je), elle compte bien y mettre tout son entrain !

"Vaaaaaaaaaaaaas-y Sabrina (oui, comme la chanteuse -spéciale dédicace à CSQ-) ! bouuuuuuffe-le ce rouquin !!! Vaaaaaaaaaaaaas-y, tu vas pas te laisser emmerder par un petit merdeux !!!! tu vas le baaaaatttre, ce batard ! allllllllllllllez ! C'est bien çaaaaaaaaaaaa ! faaaaais-lui bouffer le tapis à ce petzouille, bordel !"
tout ça prononcé avec la force vocale d'une Lara Fabian en cure de Strepsill ....
Ironie du sort, le père du merdeux-rouquin-batard-petzouille se trouvait en mesure de l'entendre, (comme toute la salle et les 4 pathelins à la ronde) mais surtout à 2 mètres de la délicate supportrice.
réponse du berger à la bergère (ou la poissonnière, le doute est permis) :
"Excusez-moi madame, mais vous pouvez soutenir votre fille sans insulter mon fils ?
- Ouais, mais attendez, votre fils, il est plus fort que ma fille. C'est pas normal qu'il se retrouve avec ma choupinette.
- Je veux pas savoir, c'est pas une raison pour insulter mon fils !
-c'est bon, j'insulte pas, je soutiens ma choupinette (choupinette, qui dans le même temps, se prenait une raclée par le merdeux-rouquin-batard-petzouille).
-vous pouvez le faire sans être vulgaire, madame !
-bordel, mais c'est quoi son problème à lui ? putain, mais où il a vu jouer que j'étais vulgaire ? ça me troue le cul, moi ces gens-là."
et c'est là qu'intervient le mari:
"Lulu, calme toi ! le monsieur a pas tort ! ça peut être vexant, ce que tu dis (regard noir de la femme) ... parfois
-Alors ça ! ça m'étonne même pas que tu prennes son parti !
-je prends pas son parti, Lulu, voyons.
-Petite bite, va !
-Excusez ma femme, monsieur. elle est un peu à cran en ce moment. vous comprenez, on a Magnum, notre caniche nain qui est malade en ce moment. et puis le clic clac de chez But nous a lâché ce matin même. en plus y a le crédit de la maison. et Choupinette qu'a des problèmes scolaires ! Si, Lulu, faut te rendre à l'évidence, elle a des problèmes scolaires ! ah ben, ça fait 4 mois qu'elle a commencé Oui Oui et l'affreux rouquin, euh pardon monsieur, je disais pas ça pour votre fils, et elle a pas dépassé la 6° page..."

et là, je me dis que finalement, ça a du bon de pas être parent ....
on se console comme on peut.