Je ne vous sers pas un billet anachronique, rassurez-vous, je sais que Noël est passé, merci. J'ai simplement trouvé amusant de remarquer du fond de mon abîme et de mes yeux déssilés les petites tracasseries de la soirée du réveillon, moi qui n'aurais rien vu il y a un an, baignant dans la félicité noëlique (je dépose le mot, trop tard ! ).
Mes grands parents se faisant un peu vieux, nous avons organisé pour la première fois la rituelle fête de ripailles et de cadeaux chez mes parents. Ma mère bossait ce soir là jusqu'à 19 h 30, je vous laisse imaginer le stress de l'organisation.
20 heures sonnent, les invités aussi et tout est prêt : les petits plats dans les moyens, eux mêmes dans les grands; les hôtes lavés peignés cravatés, le doigt sur la couture du costard, un sourire béat post anésthésique aux lèvres ... Et les festivités commencent.
Mon grand père attaque au saumon. Il demande à ma mère combien elle a payé les tranches de la bestiole fumée, car il a vu un reportage où l'on expliquait que le saumon pouvait être mortel, bourré de substances chimiques dangereuses et fatales. Etant d'un naturel suicidaire ces temps-ci, j'en ai repris deux fois.
Puis après de longues heures de gavage d'oie gargantuesque, vint l'heure tant attendue des cadeaux. et là, ma grand mère, très en forme, ne nous a pas déçus. A l'ouverture du sien ( un ensemble de petites coupelles très design), elle s'est exclamée "encore des merdes à foutre dans mon placard". Quel salaud quand même ce père Noël ! Cela dit, il faut reconnaître à ma grand mère l'art de faire les cadeaux. C'est vrai, offrir à ma mère Scorpio, le plus brûlant des parfums d'hommes, ça sent les longues heures de recherche et d'investigation pour faire plaisir à la personne concernée. A moins qu'il y ait un subtil message du style "il faut que tu cultives ta fémininité ma fille" ...
En vieillissant, certaines personnes virent à ça :
et dire qu'il va falloir attndre un an pour revivre ça !
dimanche 10 janvier 2010
samedi 9 janvier 2010
comment rater la gestion d'une pause (2)
Chapitre 2: attente et lutte.
Contrairement à ce que je peux laisser paraître au premier abord, je suis d'un naturel battant. S'il y a un problème, il doit forcément y avoir une solution. ça a toujours marché dans mes études ou dans mon boulot (il me faut plus de points pour obtenir la ville de mon choix ? ok, alors réussissons l'agreg). Du coup, il me semble logique d'appliquer la recette dans ma vie sentimentale. Mais les choses ne sont pas aussi simples dans ce domaine car elles dépendent forcément de deux personnes.et quand je me suis retrouvé confronté à cette pause, je me suis senti démuni. L'attente, c'est le contraire de l'action, et je ne supporte pas l'inertie. Alors que faire pour ne pas être dans l'attente ?
Première réaction, la colère. Lui faire mal comme il me fait mal. Lui montrer que je peux me passer de lui, que la décision qu'il m'impose ne m'affecte finalement pas. Et pour ça, faire de bonnes et de moins bonnes choses.
Se montrer fort lors de la confrontation téléphonique. (bien !!!)
Se faire quelques plans cul uniquement pour salir la relation passée, pour se prouver des choses (pas bien !!!).
Puis la tristesse et l'incompréhension, les questions sans fin, le doute qui vient vous manger l'esprit goulûment. L'envie de l'appeler, mais résister. Tout faire pour attirer son attention, ms en restant subtil.
Quelle énergie et quel temps perdus, quand j'y repense, car je ne connaissais pas toutes les données du problème ...
vendredi 8 janvier 2010
euh ?
Stop à l'introspection, bonjour à la récréation.
en corrigeant les copies de cinquième portant sur le roman policier, j'ai eu la surprise d'apprendre qu'il existait des "céréales Killer"...
Ce José Bové, il en a traumatisé plus d'un .....
en corrigeant les copies de cinquième portant sur le roman policier, j'ai eu la surprise d'apprendre qu'il existait des "céréales Killer"...
Ce José Bové, il en a traumatisé plus d'un .....
comment rater la gestion d'une pause (1)
Manuel à l'usage de ceux qui comme moi se trouvent (dans mon cas, se trouvais) confrontés à une pause dans leur relation, vous savez ce moment qui ne correspond à rien, qui n'est pas tout à fait une rupture, pas tout à fait une relation, cet hybride inutile qui de toute façon n'arrangera rien si le vers est dans la pomme. Personnellement, j'ai fourni 1001 efforts pour gérer au mieux, et la meilleure solution a été de tirer un trait et de rompre définitivement. Depuis, je sens que je vais bien mieux, mais j'y reviendrai. Commençons par le commencement:
Je l'ai déjà évoqué précédemment, la liaison que j'avais avec R... était forte et intense. Cependant, elle commençait déjà à s'étioler depuis quelques temps (quelques mois pour moi, une année pour lui). Je le sentais moins présent, moins disponible, plus préoccupé. Il passait son temps sur Dofus, je passais le mien à bosser; bref, un couple qui se noie. Je m'en suis rendu compte et ai alors tout essayé pour ranimer la flamme. Le voyage à Munich, les petits plats, les attentions. Et plus j'en faisais, plus il s'éloignait, ne faisant qu'augmenter ma détresse et mon angoisse. Je ne comprenais pas, je ne le comprenais plus.
essayer de faire taire ces angoisses pour ne pas alourdir davantage le poids d'un couple qui sombre. Mentir à la famille quand elle vous demande comment se porte R....
Et puis le 20 septembre, le mail est arrivé, demandant cette fameuse pause, à durée variable ("c'est l'affaire de quelques semaines ou mois"). prétexte officiel: la routine. Pour lui," il s'était perdu dans ces mondes" (l'usage que je fais des citations montre bien qu'une partie de mon incompréhension demeure). Cause floue, durée indéterminée, et mes repères ont vacillé.
et puis la façon aussi. Recevoir un simple mail au bout de 5 ans et demie frise l'indécence. Il y a 8 ans, un mec avait rompu avec moi par SMS. La méthode employée était si lâche et si infecte que 8 après je me souviens encore du texte: "je me suis trompé sur moi, sur nous. je préfère arrêter ici. au revoir". Je m'étais ouvert à R... de cette blessure, et il m'avait assuré qu'il ne se conduirait jamais ainsi. Jamais deux sans trois ... La prochaine fois, j'aurais peut être droit à des signaux de fumée.
Avec ce mail commença l'attente et paradoxalement la lutte ...
chapitre 1 : le début de la fin.
Je l'ai déjà évoqué précédemment, la liaison que j'avais avec R... était forte et intense. Cependant, elle commençait déjà à s'étioler depuis quelques temps (quelques mois pour moi, une année pour lui). Je le sentais moins présent, moins disponible, plus préoccupé. Il passait son temps sur Dofus, je passais le mien à bosser; bref, un couple qui se noie. Je m'en suis rendu compte et ai alors tout essayé pour ranimer la flamme. Le voyage à Munich, les petits plats, les attentions. Et plus j'en faisais, plus il s'éloignait, ne faisant qu'augmenter ma détresse et mon angoisse. Je ne comprenais pas, je ne le comprenais plus.
essayer de faire taire ces angoisses pour ne pas alourdir davantage le poids d'un couple qui sombre. Mentir à la famille quand elle vous demande comment se porte R....
Et puis le 20 septembre, le mail est arrivé, demandant cette fameuse pause, à durée variable ("c'est l'affaire de quelques semaines ou mois"). prétexte officiel: la routine. Pour lui," il s'était perdu dans ces mondes" (l'usage que je fais des citations montre bien qu'une partie de mon incompréhension demeure). Cause floue, durée indéterminée, et mes repères ont vacillé.
et puis la façon aussi. Recevoir un simple mail au bout de 5 ans et demie frise l'indécence. Il y a 8 ans, un mec avait rompu avec moi par SMS. La méthode employée était si lâche et si infecte que 8 après je me souviens encore du texte: "je me suis trompé sur moi, sur nous. je préfère arrêter ici. au revoir". Je m'étais ouvert à R... de cette blessure, et il m'avait assuré qu'il ne se conduirait jamais ainsi. Jamais deux sans trois ... La prochaine fois, j'aurais peut être droit à des signaux de fumée.
Avec ce mail commença l'attente et paradoxalement la lutte ...
mardi 5 janvier 2010
des hauts ...
je reprends du poil de la bête, j'ai fait pleurer un élève aujourd'hui, et sa mère aussi, alors ça compte double !!! Rhooo, faut bien relativiser de temps à autre ...
lundi 4 janvier 2010
mes contradictions (que je m'énerve parfois)
Une rupture, un retour au célibat donc au regard et surtout à l'approbation de l'autre et tous mes repères s'effondrent. Besoin maladif de plaire physiquement et lassitude face à un milieu trop superficiel. Je suis en colère de jouer le jeu, de pas tout simplement dire: "Je ne suis pas une gravure de mode, je ne suis pas une montagne de muscles, je ne fais pas baver d'envie avec mes pecs ou mes abdos, mais j'ai des qualités morales qui en charmeraient plus d'un". Au lieu de ça, je fais (ou plutôt j'essaie de faire en ce moment) mes 5 séries de 20 pompes quotidiennes, je travaille mes abdos, fais attention à ce que je mange. Bref, je tombe dans le cliché.
Je vous laisse, il me reste encore trois séries à faire.
Je vous laisse, il me reste encore trois séries à faire.
dimanche 3 janvier 2010
se souvenir des belles choses ?
Je n'ai pas vu le film Eternal Sunshine of the Spotless mind, mais je crois que je rêverai de la machine qui y figure, celle qui permet d'effacer les souvenirs de l'être aimé. Car Dieu qu'il est difficile de repenser aux bons moments en sachant que ceux-ci sont définitivement envolés, et qu'ils ne reviendront plus. Et c'est encore pire quand la trahison de l'être aimé les a irrémédiablement trempés dans la fange, la boue et la tourbe.
Ce qui me manquera à jamais:
- son regard dans la rue ou dans les magasins, quand je parlais, qu'il ne m'écoutait pas et qu'il regardait mes lèvres en me disant "tain, j'ai envie de t'embrasser". Jouant le bel indifférent, je répondais "oui, ça m'arrive souvent".
- le fait de rester toujours collés l'un à l'autre lorsque l'on dormait ensemble. il fallait qu'au moins une minuscule parcelle de ma peau touche la sienne. Parfois, nous nous reveillions au matin main dans la main, sans avoir eu conscience de se l'être donnée dans la nuit.
- les câlins matinaux quand il me prenait dans ces bras avec un grognement, puis qu'il me répétait: "tu es mon trésor, je t'aime".
- les petits pains au chocolat qui m'attendaient parfois au salon.
- les petites tapes sur mes cuisses quand il conduisait.
- sa façon tellement unique et efficace de me comprendre et de trouver les mots justes pour m'apaiser.
-cette parenthèse enchantée qu'a été notre dernier voyage à Munich, où malgré le froid étonnant du mois de Juillet, le soleil était dans notre coeur.
- son humour, délicat et fin.
- ses yeux, son nez en trompette, sa peau, son torse.
- ses mots en patois de Sète, qui ont fini par contaminer mon propre langage.
- ses coups de fil quotidiens, ses attentions
- son amour
- son respect.
toutes ces choses définitivement perdues ou tâchées. Oui, se souvenir des belles choses, et les oublier au plus vite pour avancer, pour ne pas cultiver sa souffrance. Les ranger dans une boite, fermer celle-ci à double tour, et peut être un jour la réouvrir pour regarder avec tendresse ce qui n'est plus.
Ce qui me manquera à jamais:
- son regard dans la rue ou dans les magasins, quand je parlais, qu'il ne m'écoutait pas et qu'il regardait mes lèvres en me disant "tain, j'ai envie de t'embrasser". Jouant le bel indifférent, je répondais "oui, ça m'arrive souvent".
- le fait de rester toujours collés l'un à l'autre lorsque l'on dormait ensemble. il fallait qu'au moins une minuscule parcelle de ma peau touche la sienne. Parfois, nous nous reveillions au matin main dans la main, sans avoir eu conscience de se l'être donnée dans la nuit.
- les câlins matinaux quand il me prenait dans ces bras avec un grognement, puis qu'il me répétait: "tu es mon trésor, je t'aime".
- les petits pains au chocolat qui m'attendaient parfois au salon.
- les petites tapes sur mes cuisses quand il conduisait.
- sa façon tellement unique et efficace de me comprendre et de trouver les mots justes pour m'apaiser.
-cette parenthèse enchantée qu'a été notre dernier voyage à Munich, où malgré le froid étonnant du mois de Juillet, le soleil était dans notre coeur.
- son humour, délicat et fin.
- ses yeux, son nez en trompette, sa peau, son torse.
- ses mots en patois de Sète, qui ont fini par contaminer mon propre langage.
- ses coups de fil quotidiens, ses attentions
- son amour
- son respect.
toutes ces choses définitivement perdues ou tâchées. Oui, se souvenir des belles choses, et les oublier au plus vite pour avancer, pour ne pas cultiver sa souffrance. Les ranger dans une boite, fermer celle-ci à double tour, et peut être un jour la réouvrir pour regarder avec tendresse ce qui n'est plus.
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